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Remise du prix des lecteurs et du prix des professionnels du concours BDécouvertes Québec

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Ce concours réalisé conjointement par le Festival de la Bande dessinée de Montréal et Sandawe est désormais clôturé.
Le vote des lecteurs, qui a été réalisé dans la communauté des membres de Sandawe, a déjà été dépouillé.
Le jury de professionnels se réunit aujourd'hui pour délibérer.

Les deux prix seront annoncés lors de l'inauguration officielle du festival au Parc Lafontaine de Montréal à 19h30, heure locale.

Le gagnant du prix des lecteurs recevra une sélection d'albums de bande dessinée parus aux éditions Sandawe.

Le lauréat du concours recevra la même chose et, surtout, l'édition d'un album de bande dessinée par Sandawe et l'accompagnement éditorial pendant toute la création.

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Dimension auto-référentielle du Chevalier au Cygne

- Le Chevalier au Cygne

Bonjour à tous,

Alors que j'avais lancé quelques petits bouchons dans un post précédent pour préparer le suivant, Andy et Erik les ont saisis sur mon forum, chacun sous un angle différent. L'un a relevé que ce n'est pas un projet BD, l'autre que l'absence de ratures sur les planches n'a pas grand intérêt par rapport au résultat imprimé.

Les deux idées sont justes et somme toute assez complémentaires. Les erreurs et les ratures font bien partie du travail de BD, SAUF si leur absence a un sens dans un autre contexte. Me connaissant, vous pensez bien que je n'avais pas lancé ça à la légère. Mais, bien vu Andy, on s'éloigne effectivement de l'esprit de la BD.

En fait, mon objectif initial n'était pas de raconter de manière linéaire une histoire en images, comme on l'attend d'une BD, mais de créer une oeuvre auto-portée, dont chaque étape de la réalisation démontrerait la validité du propos et du contenu. Ce concept auto-référentiel se décline à tous les niveaux : graphique, narratif, littéraire...

Un premier exemple vous a d'ailleurs été donné dans mon post du 13 avril, intitulé "Nouvelles clefs de lecture", où j'écrivais : "le but recherché était de composer un "opéra graphique" dont la musique serait la forme visuelle même...".  Vous voyez l'idée ? un opéra sans musique, mais qui serait sa propre musique.

De la même façon, cet album est une forêt de paradoxes logiques (volontaires, évidemment), dont chacun mérite d'être développé séparément, ce que je ne me priverai pas de faire dans les prochaines semaines. C'est ainsi que le thème de la création artistique, omniprésent (les châteaux de Ludwig, la musique de Wagner...) n'est pas seulement illustré, mais aussi démontré par d'autres créations hors du commun (les images multiples).

Or il se trouve que la manière dont ces images sont créées fait aussi partie de ce système auto-référentiel. En effet, elles découlent d'un processus mental suffisamment particulier pour que la plupart des gens ne veuillent pas le croire. Manque de chance, c'est un des thèmes essentiels du livre. La forme rejoint le fond. Pour démontrer quelque chose d'incroyable, il fallait des moyens aussi incroyables. CQFD. On retrouve l'idée de l'oeuvre auto-portée.

Partant de là, il devient clair que le fait que ces images soient conçues entièrement de tête, réalisées à main levée, pratiquement sans aucune esquisse, sans erreurs et sans ratures, est un élément important de cette démonstration...

 

 

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